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La transition énergétique, qu'est-ce que c'est ?

La transition énergétique, qu'est-ce que c'est ?
Par econology 8 octobre 2014 285 vues Pas de commentaires

La transition énergétique, c’est quoi ? Selon une étude de l’institut CSA du mois de septembre 2014, seulement 18% des consommateurs français savent définir ce qu’est la transition énergétique.

Pour vous, Econology fait le point sur le projet écologique le plus ambitieux de l’économie moderne.

Par le terme de transition énergétique, on définit l’ensemble des mesures qui visent à diminuer la consommation d’énergies fossiles au profit d’énergies renouvelables, pour la majorité des activités humaines : chauffage, transport, lumière, industrie…

Il s’agît à l’origine d’un concept né en 1980 en Allemagne et Autriche qui rassemble des scénarios et propositions afin de sortir de la dépendance du pétrole et de l’atome. La notion a également été élargie à la démocratisation de l’approvisionnement en énergie.

Pour satisfaire ces objectifs, la France s’est dotée d’un « projet de loi relatif à la transition énergétique » qui a été présenté le 30 juillet 2014 au conseil des ministres et est entré à l’assemblé national ce lundi 6 octobre pour être débattu. L’ensemble de cette loi est composé de 64 articles constitués de 2500 amendements.

Il fixe des objectifs bien précis de cette transition, à savoir : Réduction de 40% des gaz à effet de serre pour 2030 et une division par 4 à l’horizon 2050, une division de moitié de la consommation énergétique finale pour 2050 et une part totale des énergies renouvelables en France portée à 32% pour 2030. Côté nucléaire, le cap est de réduire à 50% la part du nucléaire contre 75% aujourd’hui.

Afin de tenir ce cahier des charges titanesque, les mesures s’axeront sur principalement sur les domaines suivants :

-          La rénovation thermique et la construction de bâtiments avec en ligne de mire 500 000 lourdes/an pour 2017.

-          L’accélération du passage aux voitures non polluantes : aides pour l’abandon de véhicules diesel au profit de l’électrique, augmentation du nombre de points de charges pour voitures électrique, même si nous ne connaissons pas le mode de production d’électricité de ces bornes.

-          Le renfort des énergies renouvelables : aides massives pour les sources renouvelables telles que le bois, la biomasse, le recyclage… et pour les projets de méthanisation.

-          Réduction du nucléaire : Une des limites du projet de loi à ce jour, se trouve dans le manque de mesures concrètes annoncées pour la réduction du nucléaire. Aucune fermeture de centrale n’est annoncées, ni même celle de Fessenheim alors même que son arrêt avait été annoncé par le gouvernement début 2012.

Le cas Allemand : L’Allemagne mène une politique hyperactive sur le plan de l’écologie, et a su prendre une longueur d’avance. Ceci est notamment dû aux changements radicaux de son dispositif énergétique suite à la catastrophe de Fukushima. C’est le seul état qui a décidé mettre un terme au nucléaire pour 2022. Mais l’essor fulgurant des énergies renouvelables en Allemagne a subit un revers de médaille. Les grands producteurs d’électricité ont accusé des pertes de CA très importantes, et l’essor massif du solaire et de l’éolien perturbent l’équilibre européen de l’offre et de la demande.

Le bilan de l’Allemagne est plutôt négatif à ce jour, 2 ans après Fukishima, les entreprises Allemandes voient leurs émissions de CO2 toujours à la hausse.

Le projet de loi relatif à la transition énergétique présente tout de même quelques failles et zones de flou, telles que le manque d’information concernant les mesures pour la baisse du nucléaire, ou encore la gestion des transports routiers qui semblent être le grand oublié du projet. En effet, les modes de transport alternatifs comme le vélo sont laissés en marge, tout comme le réseau ferroviaire, qui revêt un très fort potentiel quant à la réduction des gaz à effet de serre.

Ce projet de loi sur la transition énergétique s’avère très coûteux à court terme mais permettra dans les décennies à venir de considérables économies, avec des bâtiments beaucoup moins gourmands en énergie et des voitures plus économes. L’ensemble de ses mesures devrait permettre la création d’environ 100 000 emplois dans les filières de croissance écologique en France. Une aubaine alors que le chômage ne cesse de croître.

Laurent L - Econology

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