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L'humidité en logement individuel

L'humidité en logement individuel
Par econology 3 avril 2014 924 vues Pas de commentaires

Du sous sol à la salle de bain, en passant par la chaleur du corps humain, la production d’humidité dans la maison est constante, et omniprésente ! Cette production est naturelle, et même nécessaire… Mais mal régulée elle peut avoir des conséquences très néfastes pour l’habitat et pour la santé.

L'équilibre de l’humidité : La régulation de l’hygrométrie dans une maison implique à la base la mesure de l’humidité relative (HR). Cette donnée représente la quantité de vapeur d’eau dans l’air par rapport à la quantité maximum que peut contenir cet air avant que se produise de la condensation, c’est à dire la formation de gouttelettes d’eau.

L’humidité relative recommandée n’est pas la même selon les lieux et les bâtiments, et peut varier de 30% à 70%. En France, le taux d’humidité relative recommandé dans la maison varie entre 45% et 65%. A titre comparatif, l’air ambiant extérieur s’élève en moyenne à 70-80° d’hygrométrie. Si un taux trop élevé peut avoir des conséquences fatales à tout bâtiment, un niveau trop faible s’avère néfaste et peut être source de complications respiratoires.

La formation d’humidité provient de différents facteurs :

-          Les activités quotidiennes telles que les bains et douches, la cuisine, le linge (nettoyage et séchage), le lavage du sol.

Ci-dessous une répartition des principales sources d’apport quotidien en eau dans la maison.

 apport-eau

Source : enviro-option

-          Les fonctions métaboliques du corps : La respiration et la transpiration d’une personne produisent en moyenne 1.25 L par personne et par jour.

-          Les matériaux de construction : Il n’est pas rare que le bois utilisé pour la construction de maison atteigne une teneur en eau de 20% à la construction de l’habitat. Le dégagement de cette humidité peut atteindre plusieurs centaines de litres d’eau pour une maison de plusieurs niveaux.

Les fondations en béton sont également source d’évaporation importante. Lors de son mélange, le béton perd environ 210L d’eau par mètre cube. Durant les 2 premières années précédant la construction de la maison, chaque mètre cube se déleste d’environ 120L, générant ainsi une hausse non négligeable de l’hygrométrie de la maison.

Enfin, le stockage saisonnier d’humidité par les meubles et certains matériaux de construction provoque de façon cyclique absorption et dégagement d’humidité. Ainsi la vapeur d’eau emmagasinée en été peut être restituée en saison hivernale. Ce phénomène concerne essentiellement les éléments en bois, cellulose et béton.

Capillary suction

Les remontées capillaires : Le sous-sol d’une maison est très souvent la zone sas d’importantes infiltrations d’eau, apportée par diffusion et par capillarité (migration de l’humidité du sol dans les murs). Depuis les années 70, la loi impose sur toutes les maisons la présence d’une barrière étanche à 15 cm au-dessus du sol ; ce qui selon le niveau d’enterrement de la maison, ou de l’inclinaison du terrain n’empêche pas les remontée capillaires.

 

- Eau de pluie : Même lorsque le système d’étanchéité d’une maison est récent et sans vice, les pluies battantes provoquent systématiquement de faibles infiltrations dans le revêtement extérieur que les solins ne peuvent parer.

Mildewed Walls

Le problème de la condensation : Ce phénomène se caractérise par la formation de vapeur d’eau (contenue dans un air chargé en humidité) sur une surface froide. Ainsi, à l’intérieur d’une maison il est favorisé par un air saturé d’humidité et une mauvaise isolation, qui rend les surfaces froides. La condensation se forme alors sur les murs qui ne conservent pas la chaleur, ou encore les vitres, mais peut également apparaître sur des surfaces invisibles telles que le revêtement extérieur ou les combles

Avec le temps, la condensation se transforme en moisissure, et dégrade ainsi considérablement l’air respiré à l’intérieur en provoquant des spores, toxines et odeurs. D’un point de vue structurel, la condensation induit la détérioration des revêtements de surface (peinture, tapisserie…) et la corrosion des éléments métalliques.

La prévention de la condensation passe essentiellement par la gestion de trois facteurs :

- L’isolation thermique : la qualité de l’isolation des parois doit les maintenir à une température supérieure à 17.5°

- La température des parois intérieures. Les corps de chauffe doivent idéalement être placés sous les zones les plus froides, comme les fenêtres.

- Le renouvellement de l’air : La ventilation du logement par un système contrôlé est déterminante dans la qualité de l’air. Les VMC hygroréglables sont à privilégier. Grâce à leur contrôle du débit d’air en fonction de l’hygrométrie, elles limitent les déperditions thermiques.

Si vous êtes ou avez été victime de problèmes d'humidité, n'hésitez pas à témoigner sur notre blog ; votre avis nous intéresse !

Publié dans : VentilationTout sur l’hygro

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