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Réglementation thermique 2012 : nouvelles normes pour construire votre maison

Réglementation thermique 2012 : nouvelles normes pour construire votre maison
Par econology 11 janvier 2013 578 vues 5 commentaires

La réglementation thermique 2012 est désormais applicable aux bâtiments destinés à l'habitation.

Depuis le 1er janvier 2013, la RT 2012 concerne

tous types de bâtiments tertiaires ou habitables :

- Les logements en zone ANRU  comme les maisons individuelles, les immeubles collectifs, les foyers de jeunes travailleurs et les cités universitaires,

- Les bureaux et les bâtiments d’enseignement,

- Les bâtiments d’habitation situés dans un périmètre de 500 m d’une zone ANRU,

- Et désormais les bâtiments à usage d’habitation même ceux situés en dehors d'une zone ANRU.

Construire sa maison individuelle dans les normes :

Le Grenelle de l'environnement définit un objectif bien précis en ce qui concerne cette réglementation, qui est de limiter la consommation d'énergie primaire dans les bâtiments neufs avec une consommation inférieure à 50 kWhEP/m² par an.

Cela signifie qu'il nous faut non seulement oublier nos mauvaises habitudes et adopter des gestes eco-citoyen, mais aussi que nous devons opter pour des équipements maison à faible consommation énergétique.

  1. Votre maison doit avoir un minimum d'ouverture pour l'éclairage égal à 1/6ème de la surface habitable,
  2. Votre eau chaude sanitaire doit obligatoirement être traitée par de l'ENR (chauffe-eau solaire ou thermodynamique),
  3. Un nouveau critère fait son apparition, le B Bio (besoin bioclimatique). Votre maison doit être bien isolée, bien orientée, bien pensée, peut-importe votre ventilation, éclairage et système de chauffage,
  4. Pour obtenir votre permis de construire, il vous faudra justifier que votre maison répondra à cette norme en réalisant une étude thermique.

 

 Que pensez-vous de cette nouvelle application et vous sentez-vous concerné ?

Votre avis nous intéresse, n'hésitez pas à nous le faire partager.

LANCIEN 8 décembre 2017 à 12:09
Bonjour,

merci de votre interrogation, j'aurais mis des limites plus réalistes comme 100 KWH/m² en référence et différentes en collectif et en individuel, mais sans imposer un moyen et surtout sans compter des apports énergétiques qui n'en sont pas et sans faire de distinction entre types d'énergie, le seul critère est l'énergie calorifique nécessaire pour le chauffage et l'eau chaude, et l'énergie de ventilation. L'éclairage est sans intérêt car négligeable et participe au chauffage, la cuisine consommant plus n'est pas prise en considération, ce n'est pas logique !
La notion d'énergie primaire part d'une bonne intention, mais aboutit à l'enfer de l'absurdité, en effet comparer l'uranium et le bois n'a pas de sens.
Pourquoi imposer 2,5 fois moins de consommation électrique de rendement 1 et sans pollution que celle du bois qui a un mauvais rendement et pollue les villes ?
Le pire, c'est que rien n'est imposé aux anciennes constructions existantes, celles qui ont le meilleur potentiel d'économie, en trouvant un dispositif qui intéresserait le propriétaire.
Il faut revenir à la réalité et responsabiliser les constructeurs et les consommateurs, pas les noyer sous des réglementations absurdes, ruineuses, inefficaces et inapplicables.

A bientôt,

Pedro
LANCIEN 8 décembre 2017 à 12:09
Je pense que la RT 2012 n'a pas été réfléchie, scientifiquement et économiquement, mais politiquement, or les barrières de la réalité finiront toujours par s'imposer, car ces mauvais choix créeront une nouvelle crise.
Imposer un chauffe-eau solaire qui coûte 6000 € pour produire 1500 à 2000 KWH/an, économisant environ 100 à 150 € d'énergie n'a aucun intérêt financier, car il faut amortir l'équipement (mini 5% / an), le financer (3 à 4 % de plus), le maintenir (100 €/an), sans compter la place du stockage augmentant le coût de la construction ou diminuant la surface du garage. Le bilan est donc négatif d'environ 400 à 500 €/an, payé par des subventions, réductions d'impôt et autres charges publiques aggravant la dette car non rentable par principe! L'intérêt thermique est encore plus discutable car la production est insuffisante l'hiver et trop importante l'été!
En ce qui concerne les panneaux photovoltaïques, déduire leur énergie produite de la consommation globale est une erreur fondamentale, car la production ne correspond pas aux périodes de besoin et ne fait que déséquilibrer le réseau de production électrique. Le prix à payer pour la collectivité et en pure perte atteint de sommets, les sommets de l'absurdité qui nous coûteront une fortune et nous enterrons dans une crise sans fin.
Dans un monde où la science n'a jamais été avancée, la bêtise humaine n'a jamais aussi grande, gouvernés que nous sommes par des incapables préoccupés par être élus à tout prix au détriment le l'intérêt collectif.
Chassez la réalité, elle reviendra encore plus fort, mais dans la gueule !!!

Cassandre qui a tord d'avoir trop tôt raison,
Pedro
Lara Econology 8 décembre 2017 à 12:09
Bonjour Mr Lancien

Merci pour votre contribution et votre point de vue argumenté.

Nous avons tendance à penser que la RT 2012, imposant en amont des règles et appelant une vérification in situ, est malgré tout une avancée. Il est bien sûr possible d’en critiquer les choix et contenus.

Qu’elle aurait été selon vous une règlementation équilibrée ? Quels systèmes auriez-vous favorisés ?
Lara Econology 8 décembre 2017 à 12:09
Merci pour votre contribution Pedro.
Vos préconisations sont intéressantes. Peut-être bien qu'un jour nous y arriverons.

Bonne journée, à bientôt.
MarsEnt 8 décembre 2017 à 12:09
Cette norme (comme toute norme) ne peut être "parfaite" dès sa sortie. Comme le dit si bien Lara Econology, il en reste tout de même une avancée sur le plan écologique. Après oui, il y a beaucoup de chose à critiquer, mais je pense que cette RT 2012 sera améliorée à l'avenir.

Bonne journée.

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